Pour pouvoir participer à la transformation du monde par et pour l'immense majorité, il faut connaître et comprendre le monde dans sa complexité. Le marxisme se base notamment sur une connaissance et une analyse des divers aspects de l'histoire, en adoptant une conception matérialiste de l'histoire.

Il y a évidemment une part d'aléatoire dans l'histoire, de même qu'une influence de tels ou tels individus particuliers. Mais ce qui est souvent le plus important, ce sont les rapports entre les classes sociales, l'évolution des modes de production, l'influence de changements lents et profonds sur des évènements particuliers et ponctuels. 

L'analyse matérialiste prend évidemment en compte la part d'irrationnel qu'il y a dans l'histoire. L'essence de la conception matérialiste de l'histoire, c'est de considérer les faits le plus précisément et objectivement possible, sans se laisser berner par les déclarations des prétendus "grands hommes" (et en particulier des dictateurs successifs).

Le marxisme s'attache donc à connaître le mieux possible l'histoire et ses divers aspects, en partant d'abord des faits matériels, en étudiant en particulier les grands mouvements populaires, les grands bouleversements sociaux.

Puisque l'objectif est la transformation du monde par le plus grand nombre, le plus grand nombre doit donc acquérir et améliorer les savoirs (notamment historiques), se forger son propre esprit critique, en dehors de tout esprit de clan ou de chapelle. C'est une condition indispensable de l'action collective d'émancipation.